Avant de savoir comment gérer son stress au quotidien, il faut bien définir ce trouble. Car c’est comme le sketch des Inconnus (que les moins de 20 ans peuvent ne pas connaître 🎶) : il y a le bon et le mauvais stress. Et vous ne gérez pas votre stress de le même façon selon comme il se traduit pour vous. Alors commençons par un point de définition avant de voir ce qui se cache derrière émotionnellement. Et je finirai par les approches anti-stress.
Qu’est-ce que le stress ?
Le stress est majoritairement défini comme des symptômes :
- physiques : réactions corporelles comme l’hypertranspiration ou un coup de chaud
- mentaux : des pensées en pop-up
- comportementaux comme la fuite
Mais dans tous ces signaux, certains sont inhérents à nos fonctions vitales quand d’autres sont des alertes. Voyons le distinguo entre le stress utile et celui qui encombre.
Le bon stress ou stress aigu
Un jour en consultation d’hypnose, un client me dit : Comment je sais que c’est important pour moi si je ne suis pas stressé ? Évidemment, c’était une très bonne question. Ici, on parle plus facilement d’enthousiasme, d’énergie ou d’excitation à l’idée de. C’est ce qui vous tient à cœur dans votre vie.
Exemple : vous avez un examen et vous êtes stressé parce qu’il y a un enjeu de taille pour vous.
Le bon stress, c’est celui qui est relié à ce qui est important pour vous. Que ce soit ce qui est moteur ou vital pour vous. Il peut engendrer :
- de la concentration pour un entretien
- de l’énergie pour courir après votre tram parce que vous êtes en retard
- un sommeil récupérateur après une journée très active
Zéro effet négatif ici. Vous pouvez en abuser autant que vous le voulez, il ne fera que du bien à votre santé ! C’est peut-être le meilleur des médicaments d’ailleurs.
Le mauvais stress ou stress chronique
Le mauvais ou stress chronique est celui qui concerne +90% des personnes. Celui-là crée de nombreuses consultations auprès des professionnels, que ce soit en hypnose, chez les psychologues ou les médecins. L’addition est vite salée avec lui car il est responsable de :
- insomnies et difficultés à vous endormir
- tremblements dans le corps
- boule au ventre sans raison ou avec
- gorge serrée
- brouillard mental 😶🌫️
- tensions nerveuses
- pensées qui s’emballent
- charge mentale 🤯
- anxiété, angoisse
- prise de poids, ventre qui gonfle, problème de nourriture
En gros, ce stress crée des sensations désagréables. Ses manifestations peuvent varier d’une personne à une autre.
Exemple : vous devez parler en public et là, vos jambes flanchent, la boule au ventre se présente et vous ne vous sentez pas bien. Mauvais stress.
C’est pour ce type de stress que vous cherchez des méthodes pour le gérer. Histoire qu’il soit le moins impactant pour vous, dans votre vie professionnelle et personnelle.
Faites un check-up de votre niveau de stress selon les situations
Avant de gérer quoi que ce soit, faites un état de lieux de votre stress pour évaluer l’urgence. Voici 10 questions à vous poser pour savoir si votre organisme a besoin d’aide pour se détendre tout seul :
- Côté sommeil, est-ce que vous vous endormez vite (moins de 3 minutes) sans réveil nocturne +90% du temps ?
- Est-ce que vous rêvez ? Si oui, est-ce que vous vous en souvenez ?
- Votre poids fluctue-t-il en fonction des périodes du mois ? (cycle ou travail)
- Avez-vous du mal à ne rien faire ? Exemple : regarder un film sans scroller ou jouer sur votre téléphone.
- Si vous faites du sport, est-ce que le fait de ne pas pouvoir en faire (comme durant la COVID) engendre un changement émotionnel pour vous, comme le fait d’être de mauvais humeur ou sur les nerfs ?
- Votre cerveau est-il tout le temps en train de penser ? Je fais si ou ça ?
- Avez-vous des pensées critiques à votre égard ? C’est un des indices qui montre que votre corps est pris en otage mentalement.
- Avez-vous des addictions ? Cigarette, café, drogue, sucre, écran, sexe, etc. Tout cela met également en évidence que votre système nerveux compense. Le jour où le stress part, les addictions s’arrêtent.
- Êtes-vous du genre à procrastiner ? « La vaisselle, ça peut attendre » – et 3 jours après elle n’a pas bougé 🧽. « Oui, c’est bon, je ferais le ménage plus tard après le boulot », alors que vous culpabilisez à l’idée de ne pas l’avoir fait.
- Est-ce que vous êtes du genre à être dans l’anticipation et le contrôle ?
Plus vous avez répondu oui, plus votre niveau de stress est élevé. Et plus votre corps vous envoie des signaux d’aide 🚨.
L’émotion utile derrière vos symptômes
Il y a une émotion principale qui régule votre stress. Saurez-vous devinez laquelle ? Un indice : elle est souvent représentée par cet emoji 😡.
Et comme je ne vais pas faire durer le suspense – roulement de tambour– il s’agit de votre colère. Point d’attention, elle n’a rien à voir avec la violence ou l’agressivité 🤬 (ce n’est pas elle non plus qui vous fait jurer).
Elle fait partie des 4 émotions primaires. C’est elle qui pilote vos systèmes sympathique et parasympathique. Elle a donc un rôle central dans votre bien-être car elle pilote votre :
- capacité à vous détendre d’un point de vue musculaire et nerveux
- énergie : tout ce qui est lié à l’alimentation et votre respiration (quand vous soufflez, c’est qu’elle est chargée !)
- espace vital : vos interactions avec les autres
Quand elle est encombrée, vous allez avoir des symptômes qui sont reliés à son travail. Et vu son rôle, vous devez comprendre le lien avec les symptômes vu juste avant.
Techniques et thérapie pour réduire le stress
Je vais mettre une grosse alerte sur les techniques de gestion du stress. Plus vous avez besoin d’être dans le contrôle sur le sujet, moins votre niveau de stress diminue. Plus vous arrivez à lâcher prise naturellement, plus c’est bon signe. C’est principalement lié à l’émotion qui se cache derrière votre stress.
Foutez-vous la paix
En séance d’hypnose, je constate toujours la même chose pour mes clients qui sont dans le contrôle. Ils ressentent les effets positifs de l’accompagnement très rapidement. Cela peut se traduire par :
- prendre du recul sur certaines situations stressantes
- passer à l’action sans effort alors qu’avant la procrastination était là
- percevoir différemment les moments au travail : ceux stressants comme une prise de parole deviennent juste « factuels »
- des sensations de légèreté dans le corps
- moins de transpiration excessive (oui, on peut réguler ce mécanisme complexe de l’organisme) 💦
- une meilleure confiance en soi
C’est comme si ils avaient accès directement à leur bouton de détente interne. Pour y arriver, ils ne pas font d’exercices particuliers. Et leurs habitudes changent parce que cela se fait naturellement. Et non parce qu’ils ont travaillé dur pour les changer sur le long terme.
Pour réduire votre stress, je vous ai rassemblé 5 méthodes efficaces à faire en autonomie. Sinon, je vous conseille fortement de vous faire accompagner par un professionnel. Cela vous fera gagner du temps et vous évitera tout épuisement à tester des stratégies non universelles.
Mieux gérer le stress, les thérapies efficaces
Je prône l’autonomie pour beaucoup de choses, mais parfois, un coup de pouce avec des thérapeutes est très pratique. Les avantages sont nombreux :
- le professionnel a une connaissance des stratégies efficaces
- ses clients sont souvent une preuve que cela fonctionne
- il a l’expérience des solutions qui marchent ou non
Il existe plusieurs thérapies qui peuvent vous aider :
- l’hypnose – forcément, je préconise un outil que je pratique
- la kinésiologie
- la sophrologie
- la méditation
- la psychologie – si le thérapeute utilise des outils de régulation émotionnelle comme l’EMDR.
Mon conseil sur ce point, choisissez un thérapeute* qui ne présente pas de signes de stress apparents. S’il est anxieux ou sujet à des crises d’angoisse, c’est peut être que lui aussi a besoin de se faire accompagner pour mieux comprendre les mécanismes inconscients qui se jouent derrière.
Bref, pour transmettre de bons conseils sur comment gérer son stress, le mieux reste quand même d’être détendu soi-même 😉.
* J’ai mis du masculin mais la plupart des thérapeutes sont des femmes. Et malheureusement, un grand nombre de praticiennes sont confrontées à des problématiques de stress, TDAH ou de burn out. De mon point de vue, l’épuisement professionnel ne devraient pas avoir lieu chez les aidants.es si les formations métiers étaient suffisamment pertinentes.