J’ai peur, que faire pour s’en libérer ?

Dans le développement personnel ou les thérapies, j’entends souvent ces mots : « j’ai peur« . J’ai peur de ce qu’on va dire de moi si je change de boulot, de ne pas être à la hauteur dans mon travail actuel, des inconnus, je ne me sens pas légitime, etc.

Et avec ça, le lot des propos rassurants des thérapeutes ou coachs : « c’est normal d’avoir des peurs« .

Non, ce n’est pas normal d’avoir ce genre d’émotion, mais par contre c’est très courant. Et toute la différence est là. Je suppose que personne ne vous a dit qu’on pouvait vivre sans peur – sans pour autant être imprudent.

Avoir peur est banalisé

Le premier point, c’est que cette émotion est très souvent banalisée. Que ce soit par la société ou votre environnement personnel.

Un enfant n’a pas envie de dire bonjour, on dira facilement que c’est parce qu’il a peur des inconnus. Alors que c’est peut-être juste parce que le vieux voisin d’à côté pue.

Vous avez une intervention devant un public ? On va vous dire que c’est normal d’avoir le trac, d’autant plus que c’est votre première fois. TOUT LE MONDE est comme ça. C’est humain de ne pas être à l’aise.

Spoiler alerte, certains vivent sans. Et quelque chose me dit que c’est beaucoup plus confortable.

L’angoisse à plusieurs est rassurante

Étonnamment, savoir que vous n’êtes pas seul.e à flipper, va être rassurant pour vous consciemment ou inconsciemment. Cela le sera d’autant plus si d’autres personnes dans votre famille sont comme ça.

Par exemple, dans votre famille, vous avez la phobie des serpents. C’est logique, c’est dangereux et comme vos aînés sont comme ça, ce ressenti est d’autant plus banalisé. C’est comme changer de slip le matin, ça devient une habitude par mimétisme. Même si en l’espèce pour les phobies, c’est un chouilla plus complexe côté inconscient.

La peur, le meilleur outil des manipulateurs

Ce point ne va pas leur faire plaisir, mais d’après vous, qui a intérêt à vous faire peur ? Les manipulateurs, les méchants comme disent les enfants !

Sans ça, vous n’êtes plus influençable ou manipulable. Quand on a zéro peur, les masques des tromperies tombent. Vous voyez le jeu des gens et surtout, cela ne vous fait plus rien. Comme si ça glissait sur vous.

Avoir peur n’est pas votre émotion

Que signifie « j’ai peur » ?

Dans +99% des cas, quand vous avez la trouille, que vous vous dites que ça va mal se passer, que vous transpirez ou autre, ce n’est pas votre émotion. Même pas un petit peu. C’est de la charge émotionnelle et la bonne nouvelle, c’est qu’elle peut partir !

Votre peur n’anticipe pas

Avoir peur est en fait un symptôme pour votre système émotionnel. Vos émotions n’ont aucune envie de vous faire peur. Et surtout cette émotion a pour rôle de vous maintenir en vie dans des moments d’urgence. Elle est donc éphémère avec zéro anticipation même à l’idée d’imaginer quoique ce soit.

Par exemple, si l’idée de prendre l’avion vous rend fébrile, c’est un signal. Vos émotions sont encombrées, elles demandent de l’aide – peut-être pour que vous puissiez voler de vos propres ailes.

Vous retardez le moment d’aller voir votre chef pour demander votre augmentation parce que vous avez la trouille qu’il refuse, c’est un signal. Votre système émotionnel est encombré et vous empêche d’avancer comme vous voulez. Après tout, si vous avez pris une décision, pourquoi votre corps ne suivrait pas ? Pourquoi vos pensées devraient vous faire douter ?

Au passage, sachez que vous ne contrôlez pas vos pensées et une grande partie des pensées est liée à de la charge émotionnelle.

Votre propre peur est rationnelle

De plus, votre cerveau sait qu’il n’y a pas de danger réel. Mais c’est un peu comme si vos alertes internes étaient surchargées et donc elles n’arrivent pas à s’éteindre seules. Cela vous envoie des signaux incohérents.

Par exemple, vous êtes terrorisé.e qu’un requin se présente sous votre douche. On ne rigole pas, ça arrive. Mais c’est volontairement « ridicule » ou plutôt non rationnel pour votre inconscient pour vous signaler qu’il a besoin d’aide. C’est d’ailleurs pour cette raison que les phobies des animaux sont souvent sur des petites choses (que je ne citerai pas pour vous éviter d’activer quoi que ce soit pour vous).

Vos ressentis /pensées sont réels, mais les réactions liées ont besoin de disparaître. Votre propre peur, elle, ne se présentera que quand c’est nécessaire, par exemple quand votre vie est en danger. Donc moins ça sera le cas, mieux ça sera.

Libérez-vous de vos peurs, c’est plus confortable pour avancer

Le meilleur moyen d’être libre pour avancer (= c’est votre libre arbitre), c’est de vous libérez de vos peurs. Attention, il ne s’agit pas de les affronter. J’en parle ici, mais ça revient en partie à lutter contre vous même et ça peut les augmenter.


FAQ – j’ai peur : comprendre et surmonter ses angoisses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut